Questions sur le projet

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1/ Question de l'association ADPLGF posée au maître d'ouvrage par l'intermediaire de Mme la garante de la concertation

Posée par Daniel Moutet - ADPLGF, le 12/04/2013

A l'attention de Madame Sylvie Monnet
Garante de la Concertation du Projet CAPMAX

Bonjour Madame,

L’association qui représente à ce jour 113 adhérents a bien compris l’enjeu stratégique du GNL. C’est pour cela qu’après avoir fait deux réunions d’adhérents et une réunion de bureau, nous pouvons nous exprimer sur ce projet.

Au cours de la concertation, on nous a présenté plusieurs options pour le projets des deux réservoirs supplémentaires. Pour ADPLGF, la solution d’un seul et unique réservoir est totalement inacceptable. Le seul et unique scénario possible pour nous, serait la solution en L.
Elle n’impacte en aucun cas la mer et la partie SUD EST encore vierge du terrain du terminal.

A l’heure actuelle, le Golfe de Fos souffre d’un malaise depuis maintenant 3 ans, voir 4 ans : « Constatation qui intervient à peu prés au démarrage du terminal ». L’association n’est pas capable d’envisager des solutions pérennes surtout au niveau des synergies qui pourraient existées. La regazéification du gaz naturel à ruissèlement d’eau de mer doit être largement améliorée. Il faut tout mettre en œuvre avec les autres industries afin de faire étudier la disparition des moules, des coques, des couteaux au niveau du port de plaisance, des plages de Fos qui s’étend jusqu’au plages de Port de Bouc. Dans tout cela, il ne faut pas oublier la prochaine création de Fos Faster qui eux aussi devront mettre en place leur regazéification en vue de protéger la faune et la flore du Golfes de Fos. ADPLGF demande à des fins de protection du Golfe la création d’un nouveau processus de regazéification qui n’utiliserait pas d’eau de mer. D’autres techniques sont à l’étude aujourd’hui, il faut tout mettre en œuvre pour la réalisation de cette nouvelle unité de regazéification.

Dans la présentation, il n’a pas été question des travaux. Nous avons pris en compte l’ouverture du pont bleu qui va être un véritable poumon vert pour le quartier de la plage. Par contre, l’association suggère de ne pas recommencer les mêmes erreurs sur les choix des entreprises étrangères qui étaient à l’origine de nombreuses irrégularités dans la réalisation du Terminal. Nous espérons que vous choisirez des entreprises françaises à l’issue des appels d’offres.

Le président de l’association a parlé lors de la réunion publique à Fos sur Mer, de la végétalisation qui devait se faire sur la zone ZPE à l’issue du démarrage en 2010 du terminal. Celle-ci aurait du être crée dans le but de diminuer l’impact visuel au niveau de la plage du Cavaou et du quartier de la Plage. Aujourd’hui, nous n’avons pas eu de réponse, et nous réitérons la question afin de savoir si un jour, ce projet aboutira.

Dans l’attente des réponses du Maître d’Ouvrage, recevez, Madame, nos salutations associatives.

Pour l’association /

Daniel MOUTET

Président ADPLGF
Association de Défense et de Protection du Littoral du Golfe de Fos
Siège social : 40 rue de la Palombière 13270 Fos sur Mer : 06 86 55 43 37 Local : 22 avenue Jean Jaurès 13270 Fos sur Mer Tel/Fax : 04 42 05 46 49 E-mail : adplgf@orange.fr Site internet : www.stop-pollution.fr

Voir la réponse

Réponse effectué le 21/05/2013

Mesdames, Messieurs,

Nous accusons réception de votre courriel envoyé le 12 avril 2013 à Mme Sylvie Monnet, garante de la concertation sur le projet CAPMAX, et vous en remercions.
Ce dernier a retenu toute notre attention et nous espérons que nos réponses sur les quatre principaux points évoqués, à savoir, l’implantation des réservoirs, le procédé de regazéification, le choix des entreprises pour les travaux, et l’intégration paysagère du terminal de Fos au Cavaou, vous apporteront toute satisfaction.
Tout d’abord, nous prenons note de l’avis exprimé par votre association quant à votre préférence sur le positionnement des éventuels futurs réservoirs (scénario en « L »).
Concernant les procédés de regazéification et l’impact associé, nous tenons à préciser que la préservation du milieu naturel est une préoccupation majeure pour Elengy et tous les moyens sont mis en œuvre pour limiter l’impact du procédé de regazéification sur le milieu marin. Les actions engagées par Elengy sur ce sujet seront présentées plus précisément lors des réunions d’approfondissement.
Comme vous l’évoquez dans votre courriel, il existe plusieurs solutions de regazéification dont nous rappelons ci-dessous les principales caractéristiques :
- Les regazéifieurs à ruissellement d’eau de mer
Cette technologie consiste à faire circuler le GNL dans des panneaux de tubes verticaux sur lesquels ruisselle de l’eau de mer. Celle-ci apporte la chaleur nécessaire pour vaporiser le GNL et atteindre
une température positive. Cette solution a l’avantage de ne pas générer d’émissions atmosphériques. Cependant, elle nécessite une injection d’hypochlorite de sodium, en quantité très faible, au niveau de la prise d’eau afin d’éviter la prolifération des organismes marins dans les regazéifieurs.
- Les vaporiseurs à combustion :
Cette technologie consiste à faire circuler le GNL dans un serpentin baignant dans un bassin d’eau réchauffée par des brûleurs alimentés au gaz naturel. Elle présente l’avantage d’un moindre prélèvement d’eau mais est source d’émissions de CO2. De par sa consommation en gaz naturel, elle présente également des coûts d’exploitation plus importants.
- Les regazéifieurs à air ambiant :
Le GNL circule dans des échangeurs atmosphériques prélevant la chaleur nécessaire à sa vaporisation dans l’air. Cette technologie nécessite d’avoir en permanence des températures extérieures supérieures à 18 °C. C’est principalement pour cette raison que cette solution n’est pas développée dans les terminaux européens.

Comme présenté lors des premières réunions de concertation, les solutions envisagées dans le cadre du projet CAPMAX sont basées sur les 2 premières technologies mentionnées ci-dessus. Parallèlement, Elengy et Fosmax LNG étudient les meilleures opportunités en termes de synergies industrielles avec nos deux terminaux méthaniers situés au Tonkin et sur la presqu’île du Cavaou, en relation notamment avec les services du SAN Ouest Provence et du Grand Port Maritime.

S’agissant du point relatif aux travaux, nous actons votre position quant au fait de privilégier les entreprises nationales. Les travaux relatifs à ce type de grand projet, sont, en fonction des montants en jeu et de la technicité requise, soumis à des appels d’offres nationaux ou internationaux, auprès d’entreprises compétentes dans les différents domaines d’activité concernés. Les sociétés sélectionnées seront choisies avec soin selon des critères déterminés par le Maître d’Ouvrage.
Il est à noter à cet égard qu’en liaison avec les services de l’emploi du SAN Ouest Provence, à l’instar de ce qui a été réalisé pour le chantier 2004-2009, Fosmax LNG mettrait en place une démarche en faveur de l’emploi local. Cette démarche a permis d’apporter, sur la période 2004-2009, 425 000 heures de travail aux habitants du SAN.
Enfin, lors de la construction du terminal de Fos au Cavaou, une dune a bien été aménagée à l’intérieur de la clôture du terminal (à la limite de la clôture sud-est) pour améliorer son intégration paysagère. En ce qui concerne l’aménagement et à la végétalisation de la zone comprise entre la clôture du terminal et la limite de la ZPE, aucune action n’a, à notre connaissance, été décidée par l’aménageur.
Vous remerciant de l’attention portée au projet CAPMAX,
Nous vous prions de croire, Mesdames, Messieurs, à l’assurance de nos sentiments distingués.

Jean-Michel ESCOT
Directeur du projet CAPMAX

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